Emergence de la lignée humaine des statistiques pour pallier le manque de

first_imgEmergence de la lignée humaine : des statistiques pour pallier le manque de fossilesDécrit récemment dans la revue Systematic Biology, un nouveau système développé par des chercheurs américains permet de combler statistiquement les lacunes dans nos connaissances de l’évolution génétique des hominidés. Il aurait permis de reculer de 3 millions d’années la date de la divergence entre humains et chimpanzés. Huit millions d’années dans le passé, et non 5 ou 6, comme on le pensait : c’est l’époque où la lignée humaine et celle des chimpanzés auraient divergé à partir de leur ancêtre commun, selon le nouveau système statistique développé par des mathématiciens, des anthropologues et des spécialistes de biologie moléculaire, dirigés par Robert D. Martin, conservateur du Field Museum de Chicago.Au départ, un constat : les deux outils essentiels des paléoanthropologues, à savoir l’étude des fossiles et la génétique, pourtant complémentaires, ont chacun leurs faiblesses, et peinent à unir leurs efforts : le premier souffre d’un manque d’échantillons – la fossilisation étant un phénomène rare – qui laisse des pans entiers de l’histoire des hominidés non documentés ; le second fournit de précieuses informations sur les divergences génétiques entre espèces, mais sans pouvoir les dater avec précision.Utilisant un procédé déjà existant combinant résultats génétiques, documentation fossile et informatique, mais alimentant cette fois-ci son nouveau système avec les données disponibles concernant toutes les espèces de primates actuelles et anciennes, Robert D. Martin espère jeter un jour nouveau sur notre arbre évolutif. À lire aussiLe tardigrade, cet animal quasi indestructible, révèle la clé de ses super-pouvoirsLe fameux Toumaï, par exemple, fossile de 7 millions d’années qui embarrasse les scientifiques par ses caractères très humains, retrouverait ainsi une place plus “pertinente” si l’on considère, comme le suggèrent ces nouvelles estimations, qu’humains et chimpanzés s’étaient, à l’époque, déjà séparés.          Le 14 novembre 2010 à 14:59 • Emmanuel Perrinlast_img read more

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